C’est comme pour toutes les conquêtes : quand on en parle, on en rajoute toujours un peu…

Besoin d’un correcteur ? Écrivez-moi ;-)

C’est comme pour toutes les conquêtes : quand on en parle, on en rajoute toujours un peu…

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Allez, un petit peu de légèreté en ces temps de crise, avec un petit fail publicitaire assez sympathique, entendu ces jours-ci à la radio… Parce que au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, tout augmente…
Et comme tout augmente, tenez-vous bien :
Intermarché s’engage à faire de février le mois le moins cher de l’année !
Ça tombe bien, on est en février. Et donc, Intermarché vous promet que dès le mois de mars, il augmentera ses prix.
C’est quand même chouette de voir que certains commerçants ont l’honnêteté de ne pas tenter de prendre les consommateurs en traître…
Les quelques rares perdus qui visitent encore ce site l’auront sans doute remarqué, il y a du changement en ce début d’année… Si vous vous rendez à l’ancienne adresse de ce blog (joel.bajot.be), vous verrez désormais ceci :

À partir de là, c’est assez simple : si vous suivez le chemin du masque clair, vous arrivez ici, sur le blog “textuel”. La nouvelle adresse, c’est donc clair.bajot.be. Au niveau du contenu, pas de grand changement, mais je vais quand même essayer de publier de manière plus régulière… (vous savez ce que c’est, les bonnes résolutions…)
Si vous choisissez l’autre chemin, celui du masque obscur, vous découvrirez mon nouveau bloc-notes photographique, qui remplace mon ancien photoblog (Akikaze). L’adresse, c’est donc obscur.bajot.be. Côté contenu, pour l’instant, c’est vide, mais ça ne tardera pas à se remplir… consultez la page À propos pour en savoir plus sur le concept derrière ce bloc-notes…
Oh, et en passant, bonne année à vous !
Franchement, à la lecture du billet de Thierry Coljon sur Frontstage , j’étais dans un état d’esprit mitigé avant d’aller voir Mark Knopfler et Bob Dylan à la Rockhal ce vendredi… Mais bon, un concert n’est pas l’autre, et un spectateur non plus. Manifestement, Thierry Coljon est sensiblement plus attiré par le “poète du rock” que par Mark Knopfler, étant donné qu’il a tout simplement passé au bleu la setlist du second dans son billet. Pas très sympa pour le musicien et pour son public…
Bon, c’est vrai, même si sur papier l’affiche était alléchante, la réalité de terrain faisait un peu retomber sur terre : il s’agissait bien de deux “petits” concerts en une soirée, avec un timing des plus serrés. Knopfler recevant un traitement “première partie” avec royalement 70 minutes là où Dylan bénéficiait d’une plage horaire plus confortable avec un peu plus d’une heure et demie… Première différence avec le concert du SportPaleis, la Rockhal d’Esch-sur-Alzette est en configuration “debout”, et bien remplie.
Ca part donc à vingt heures tapantes avec “Tonton Mark”. Pas une minute à perdre, donc on ne prend pas de retard. Il ne papote pas des masses, Mark Knopfler, il laisse plutôt parler sa guitare et ses musiciens (parmi lesquels un super violoniste !). Les titres s’enchaînent avec bonheur, les arrangements sont nickels et le public suit bien – on est loin d’un concert de papy, et ce bien avant même que le Guitar Hero ne reprenne un des vieux titres de Dire Straits (cette fois, c’était So far away). Bonne ambiance, superbes réorchestrations et on sent que les musiciens s’amusent, tout comme le public qui en redemande… et qui n’en aura pas plus. L’heure, c’est l’heure, il faut laisser la place à Dylan, on en profite pour se restaurer un peu…
40 minutes et quelques victuailles plus tard, retour dans la salle pour découvrir Dylan en concert. C’est le rush vers la scène pour voir le “phénomène”, qui entame sa setlist. Pour ma part, je connais assez mal Dylan, donc je viens pour découvrir, sans a priori. Premières notes, et là, dans la salle, les gens commencent à se regarder…
D’abord il y a le son, très mal balancé et beaucoup trop fort (bien plus fort qu’en première partie). L’éclairage est quasiment absent et franchement pas très engageant. Mais surtout, il y a la voix. J’ignore si c’est désormais sa voix “normale” ou si Bob avait mangé du chat enragé ce soir-là, mais c’était tout simplement inécoutable. Horriblement criard et rauque, avec un gimmick parfaitement atroce sur les “youuuu” et les “wouuu” qui montent dans les aigus. On est à des années-lumières du folk-rock mais plutôt dans une sorte de variété inconnue de Black Metal dont les morceaux durent plus de dix minutes et sont ponctués à l’harmonica. Je crois que j’aurais préféré un concert de Black Sabbath.
Ce n’est que mon avis, mais il a manifestement été partagé par pas mal de monde ce soir-là, car une bonne partie du public a fui la salle durant le concert. Jamais vu une telle foule dans le hall de la Rockhal alors qu’un musicien (et de quel calibre !) est en train de jouer. Pour le coup, j’aurais largement préféré qu’on inverse l’ordre de passage et la durée des concerts… J’ai donc fui moi aussi.
Moralités :
Ils ont payé leur entrée. Enfin, peut-être pas tous, mais certains l’ont payée, c’est sûr. C’est pas donné, l’entrée à un concert ou un festival. Mais ils sont venus, ils ont payé de leur portefeuille et de leur personne. Par exemple, avant-hier, au festival Scène sur Sambre, des tas de gens se sont déplacés et ont payé leur entrée pour assister aux concerts d’artistes comme Eté 67, Hindi Zahra ou encore Hooverphonic. Je le sais, j’en étais.
Pourtant, dans la foule, on se demande franchement ce que certains viennent faire devant la scène… A chaque concert, c’est pareil : on ne compte plus ceux qui envoient des sms, twittent sur leur smartphone ou téléphonent (si si ! je me demande comment ils font, mais il y en a qui parviennent à téléphoner en plein concert !). On ne compte plus non plus ceux qui ont la bougeotte et se déplacent toutes les 5 minutes pour aller retrouver des copains ailleurs dans le public (quand ils ne vous bousculent pas pour se faire prendre en photo…). Et on ne compte plus non plus ceux qui viennent tout exprès dans un endroit où on s’entend à peine pour tenir de grandes conversations sur des sujets aussi palpitants que leurs allocations, leur nouvelle voiture ou leurs dernières vacances… Sans oublier l’inévitable trou du cul qui, dans chaque concert, ponctue l’intervention de l’artiste sur scène par au mieux un beuglement, au pire une insanité…
Ils ne viennent donc pas pour assister au concert ? Mais pourquoi payent-ils leur place, alors et pourquoi viennent-ils s’installer à trois mètres de la scène ? Si c’est juste pour causer avec leurs potes et faire les débiles, qu’ils organisent un barbecue, mais de grâce, qu’ils foutent la paix à ceux qui veulent voir et écouter, et respectent le travail des artistes. Grâce à ce genre de branquignolles (désolé, je n’ai pas d’autre mot…), le concert d’un artiste qu’on apprécie devient une torture doublée d’une frustration…
En résumé, de grâce, restez chez vous, les bourrins !